Ne pas salir…Attention peinture fraîche…


Blanc gelé, blanc néon…à l’image de la société de consommation.

Sentiers sur papiers glacé, tracés à l’aveuglette…tels des codes-barres.

 

Perspectives parallèles, points de fuites freinés, rencontres contrôlées…pensées perpendiculaires et architecture vulgaire.


Murs blanchis par l’hiver, éclairages blafards, parkings livides…murs vides…à l’image des emballages. Quartiers cellophanés.


Seul le printemps peut redonner l’illusion d’une vie détaxée…

les saisons ne sont pas encore devenues des marchandises…on surtaxera un jour l’été par prétention de confort.


Ampoules économiques, bonne conscience du petit acheteur, bluff global des économiseurs de bouts de chandelles au profit des gaspilleurs.


Couches de peintures, murs rafistolés, faux neufs et nouveau vieux…Rien de neuf à l’horizon.


Même pas un arc en ciel au plafond des illusions.

Citoyens pris pour des cons.


Packaging de l’habitat…loue et tais toi.

Dors si tu peux et marche droit…on a pas prévu de sentiers battus ici.


Blanc mutisme…autorisation de silence.

Ne pas salir…La couleur n’est pas inclue dans les charges locatives.


Couches de peintures…habitat à loyer capitalisé.

Illusions de verdure…branches noires et briques cimentées, sols glissants…Mais faut que ça brille…tant pis si on tombe, tant pis si on déprime…


Rails contournant le vide…Tramways avec vue sur les vitrines.


Ciel gris d’hivers, à défaut d’octobre rouge de rébellion…

Les pavés de l’expression sont rangés au placard de la rénovation.


Peu importe ce qui se passe à huit clos…toutes les façades se ressemblent…

Même de dos.

 

 

 

                                                                      Grigri BLUE